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(Ire PARTIE: LA FAMILLE BOURGOING, FAMILLE DE VOTRE PERE...)PIERRE BOURGOIN ÉMIGRE AU CANADA EN 1665Votre premier ancêtre, Pierre Bourgoin, au printemps de l'année 1665, se rendait à La Rochelle, qui était alors le point de départ de la majorité des vaisseaux, pour la Nouvelle-France. Votre ancêtre quittait tout ce qui lui était cher pour aller se dévouer à la colonisation d'un pays nouveau. De nos jours, la traversée des océans se fait sur de luxueux paquebots qui offrent aux voyageurs une entière sécurité et même un confort parfait. Autrefois, il n'en était pas ainsi; les navires employés pour traverser l'Atlantique étaient à peu près du tonnage de nos bateaux de pêche actuels; le confort offert aux voyageurs était des plus rudimentaires. Monsieur Gustave Lenotre, dans son livre Voyages et Passagers de Jadis nous donne une idée de ce que fut la traversée de pierre Bourgoin au Canada. On y voit, par exemple, que la cuisine à bord des voiliers « y était rudimentaire », que c'était « ordinairement le moindre des matelots et souvent un mousse qui était chargé du soin de préparer le manger » et qu'on « imagine bien qu'il était très ignorant et surtout très malpropre ». Nombre de passagers « se munissaient de provisions pour toute la durée de la traversée et s'occupaient eux-mêmes de préparer leurs repas. Il était prudent de se pourvoir de nourriture pour plusieurs mois; de l'eau douce, du pain, des oeufs conservés dans la graisse fondue, des fruits, des poules, des moutons et des cochons vivants. dont le passager avait soin lui-même. « En pleine mer, que de déboires : la houle, les vents contraires, le calme plat qui immobilise l'hôtellerie flottante, consterne l'équipage oisif et épuise les provisions. En peu de jours, le passager quelle qu'ait été sa prévoyance, est réduit à partager le dur biscuit des marins et à bouillir dans l'eau de mer, des conserves de pois secs qui refusent de s'amollir à la cuisson; il faut jeter avec eux, dans la marmite, un boulet de canon de deux livres que le roulis met en mouvement comme un pilon qui les broie; dans la cabine commune, où l'on s'abrite par les mauvais temps, l'atmosphère est étouffante et fétide (.) et l'on allait ainsi, à la merci de la brise, avec le vague espoir d'arriver un jour, on ne savait quand, on ne savait où ». |